Canicule

SoleilVient de l'italien canicula, "petite chienne", appliqué à l'étoile Sirius. Epoque de grande chaleur (l'étoile Sirius ou Canicule se lève et se couche avec le soleil du 22 juillet au 22 août). Par extension, grande chaleur de l'atmosphère.

C'est pas moi qui l'ai dit, c'est Robert. Le petit. Vous savez, la référence de la langue française...

En clair, 35 degrés de moiteur, de bitume, de torpeur. Je rêve d'un courant d'air frais, d'une averse infernale qui balaierait ces degrés excédentaires. De l'automne et des moments en terrasse où l'on remet un pull quand on a un instant frissonné. Le ciel est lourd, les bruits sont sourds, Paris s'endort sous une chape tropicale.

Vous reprendrez bien un petit verre de Chardonnay ?

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Fable du jour

"Le danseur de corde et le balancier" Dsc08756Dsc08757Dsc08758 Dsc08759_2

Certes quelque peu désuet et moralisateur...  Mais pas non plus ahurissant.
Bon, ok, demain, je vous parle de la dernière marque de lessive écolo que j'ai dénichée, histoire de détendre l'atmosphère ;-)

"On ne regarde plus les étoiles mais les écrans."

Dsc08713La phrase n'est pas de moi mais de Paul Virilio. Issue d'un entretien accordé au journal Le Monde de l'éducation en 2000, elle se révèle être la transition idéale entre mon précédent billet, témoignage d'un laborieux retour en blogosphère (le sens de l'écriture se perdant vite quand on ne la pratique pas, si peu de temps que ce soit...) et celui qui s'amorce ici, en plus de n'avoir 6 ans plus tard rien perdu de son acuité.

Comment diable me suis-je retrouvée à citer Paul Virilio dont je n'avais jamais entendu parler il y a encore une heure ?

En me remémorant mon dernier voyage en train.

Paris-Rouen, 130 kilomètres et des poussières. Un voisin malotru qui a brutalement tiré le rideau rêche et plissé afin de se protéger du soleil et d'y caler sa tête, pas dégoûté pour deux sous par l'idée que des milliards d'acariens de toutes origines y trouvaient un refuge idéal pour se nicher. Et pas plus préocccupé par le fait que son confort personnel me privait de toute vue sur l'extérieur.

Courageuse mais pas téméraire, j'ai marmonné à mon autre voisin, latéral celui-là, que la liberté des uns s'arrêtait où commencait celle des autres. Pas très utile, certes, puisque le pauvre n'y pouvait rien. Mais un chouïa libératoire.

Je me suis alors souvenue du fameux slogan "Le progrès ne vaut que s'il est partagé par tous." Utilisé un temps par la nationale compagnie ferroviaire. Ce qui m'a permis de poursuivre ma grogne intérieure, maugréant en silence contre cet empêcheur de voir au dehors qui profitait du progrès que constituent les rideaux sans pour autant partager la vision qu'il pouvait avoir du paysage.

Un slogan en chassant un autre, "Prenez le temps d'aller vite" a naturellement succédé au premier dans mon esprit.

Quelques recherches Google plus tard, je découvrais la parenthèse philosophique de Catherine Paulin. Selon laquelle "cet éloge de la lenteur à aller vite n’est peut-être pas sans rappeler la critique de la vitesse de Paul Virilio ou de Carl Honoré ou alors le jeu logique affirmant : plus on pédale moins vite, moins on avance plus vite."

La boucle était bouclée.

Photo de train casée, culture améliorée, débat presque lancé.

Grâce à la vitesse internautique. Celle-là même que Paul Virilio critique. Avec pertinence.

Epatant non ?

Le sanglier bleu

Dsc07738La bête à défenses vous interpelle depuis son enseigne métallique accrochée 104 boulevard de Clichy. Témoin rouillé de l'histoire de l'endroit.

Auberge peuplée de flics ou voyous et artistes des années 40, aujourd'hui "usine à rêves du pauvre et du touriste". Grande table de "Pigalle la glauque", ainsi dénommée par André Pousse et citée par Grégory Auda dans son histoire du "milieu" des années sombres de la deuxième guerre mondiale.

Histoire d'insufler un peu de légèreté à ce billet, les amis des animaux toujours en quête d'informations essentielles que vous êtes seront heureux d'apprendre que la structure sociale du sanglier est matriarcale. Et que la cellule de base ou compagnie est constituée de plusieurs laies, la “meneuse” étant la plus âgée et la plus expérimentée. Les jeunes sangliers, de 12 à 24 mois sont quant à eux appelés “bêtes de compagnie”. A partir de 2 ans le sanglier mâle est dénommé “ragot”. A partir de 4 à 5 ans les mâles quittent les groupes pour devenir solitaires.L’activité de ces ongulés non ruminants est surtout nocturne.

Encore plus d'infos psycho-morpho ici.

Est-ce pour l'une ou l'autre de ces raisons que l'auberge du boulevard s'est vue attribuer ce nom ? Pour les meneuses que l'on y trouvait peut-être autrefois et encore maintenant ? Ou bien pour les jeunes sangliers urbains égarés en ses murs ? Ou encore pour les mâles solitaires errant la nuit dans Paris quelle que soit l'époque ?

La question reste posée. J'attends vos suggestions. Quoi qu'il en soit, la partie historique du sujet mérite intérêt et réflexion. Les promenades parisiennes sont souvent instructives...

Mais où donc que c'est ?

Papua_new_guinea_coaQuoi donc ? Eh ben la Papouasie-Nouvelle-Guinée... Rien à voir avec les posts précédents, certes. Et pourquoi cette interrogation soudaine sur la localisation géographique de ce pays au nom étrange ? Et bien parce que j'ai gagné ce soir un apéro (deux verres de Pouilly, hips...) grâce à cette "exotique" contrée. Mon compagnon apéroteur du soir soutenait mordicus que c'était en Amérique Latine... Ben ouais... Et malgré mes connaissances plus qu'approximatives en géographie, j'étais sûre que c'était tout à fait ailleurs. Deux coups de téléphone et une consultation d'atlas plus tard (merci Cyril d'avoir compulsé l'ouvrage et répondu à cette existentielle question), la localisation était confirmée. Océanie ! Bon, ok, c'est pas super brillant d'avoir dû consulter le public pour trouver la réponse mais on fait ce qu'on peut... Et j'ai gagné mon pari ! Yessss ! Afin de célébrer l'évènement comme il se doit et surtout de vous faire partager ma nouvelle culture, quelques infos glanées sur Wikipédia :

"La Nouvelle-Guinée est une île de l'Océanie proche, à l'ouest de l'Océan Pacifique, située au nord de l'Australie, dans ce qui est appelé à tort Mélanésie depuis Jules Dumont d'Urville. La Nouvelle-Guinée est la troisième plus grande île du monde après
l'Australie et le Groeland. Elle est bordée au sud par le détroit de Torres et la mer d'Arafura, qui la séparent de l'Australie, à l'est par la mer des Salomon et la mer de Bismarck et au nord par l'océan Pacifique. La Nouvelle-Guinée est divisée en deux parties. La moitié ouest de l'île est constituée de la province d'Irian Jaya (autrefois West Irian) d'Indonésie et la moitié est comprend la plus grosse partie de l'État indépendant de Papouasie-Nouvelle-Guinée. La superficie de l'île est d'environ 829 200 km², pour une population estimée à 5 200 000 habitants."

Un peu de culture, ça ne fait pas de mal...

PS : Euh, c'est qui déjà, Jules Dumont d'Urville ? Un Kinder Surprise offert au premier qui répond ! ;-)

Le saviez-vous ?

Porcherbocagelavabo"Lavabo inter innocentes manus meas", en latin dans le texte, signifie "Je laverai mes mains au milieu des innocents". Ce psaume récité par l'officiant après l'offertoire a donné son nom au célèbre appareil sanitaire. Captivant non ? Ben ouais, j'ai une vraie vie moi ;-) Non, sans rire, en cherchant bien, je pourrais vous dire exactement comment j'en suis arrivée à chercher l'origine de ce mot au cours d'une soirée entre potes, mais là tout de suite, j'ai comme une grosse flemme. Alors je me contente de transmettre cette information essentielle. Faîtes en ce que vous voulez ;-)

En cadeaLavabou bonus, un sublime lavabo-aquarium chiné sur Google. Mortel non ? Quant mes poissons vont voir ça...

Récente découverte

Coq9802Dont j'avais omis de vous parler... Cela étant, le sujet ne passionnera sans doute pas tout le monde et je ne saurais que trop conseiller aux intellectuels en quête de débats de quitter ce blog immédiatement afin d'aller lire ailleurs d'autres posts beaucoup plus sérieux. Sous peine de perdre un peu plus encore de ce temps qui nous fait tant défaut pour ce qu'ils pourraient qualifier de choses sans intérêt... A tort sans doute.

Vous êtes restés ? C'est donc que vous n'êtes pas pressés. Ou du moins que vous avez quelques minutes de temps présent pour aller faire un tour dans le passé. Et découvrir ici une sublime collection d'étiquettes d'une autre époque, pourtant pas si lointaine. L'auteur du site, atteint de tyrosémiophilie (je vous vois d'ici froncer les sourcils en arborant un air perplexe, non, ce n'est pas une maladie, juste le fait de collectionner les étiquettes de fromage... ), a compilé pour les amateurs avertis et les internautes égarés sur ses pages une multitude de photographies d'étiquettes, savantes explications à l'appui. Camembert en tête. Ce qui ne pouvait décemment pas me laisser insensible au vu mes racines moitié normandes. Mais surtout invite à replonger en arrière et admirer les illustrations d'époque, symboles de la vie des villes et des champs, chargées d'histoire et de littérature, toutes pleines de sens. Et révèle qu'il existe une foule de collectionneurs conservant précieusement ce patrimoine. Alors soyez curieux, allez fureter dans les différents thèmes, faîtes connaissance avec la vache coquette, admirez la beauté et la richesse des dessins. Savourez ! C'est toute notre histoire quotidienne qui se trouve là.

Tant que j'y pense...

Pierre_bonnard_2L'exposition "Pierre Bonnard, l'oeuvre d'art, un arrêt du temps", au Musée d'Art moderne de la Ville de Paris, depuis le 2 février et jusqu'au 7 mai, vous invite, à travers de nombreuses toiles de l'artiste et quelques photos et croquis, à une "décélération du regard". Laissez-vous porter par les couleurs et les sensations...