La bonne nouvelle du jour...

Pch_de_gourmandise_1Il fut un temps où je prenais mes quartiers annexes vers les jardins du Luxembourg et le théâtre de l'Odéon. Les incontournables séances de shopping de la rue du Four étant à l'époque quasi-invariablement ponctuées d'une pause spéciale tarte à l'orange de chez Mulot (Gérard de son prénom, pâtissier germano-pratin de son état, apprécié des connaisseurs). A l'époque Paris n'avait pas encore succombé à la fièvre du macaron, dont d'autres honorables enseignes avaient pourtant fait leur spécialité.

Quelques années plus tard et avec l'engouement que l'on connaît pour ce biscuit à la fois craquant et onctueux, tout artisan sucré se doit d'en proposer à ses fidèles. Monsieur et Madame Mulot n'ont pas dérogé à la règle. Et ont comme d'autres ajouté aux traditionnelles recettes une pointe d'originalité. Voire de saisonnalité puisque l'on y trouve même des sélections mariant les fleurs et fruits du moment.

Et la bonne nouvelle du jour, puisque bonne nouvelle il y a, c'est que Gérard Mulot vend également ses macarons et chocolats en ligne ! Le célébrissime pâtissier-traiteur de la rue de Seine a en effet désormais pignon sur web. Je remercie ici publiquement l'équipe de Cosmopolitan, ayant eu la merveilleuse idée de citer ce temple de la gourmandise dans les pages de son agenda 2007. Puisque cette information capitale m'avait jusqu'alors échappé...

N'attendez pas plus longtemps, filez ici ! Découvrez l'ensemble des douceurs gourmandes proposées en faisant glisser votre mulot souris (quel humour cette Zoé...) sur les pastilles de couleur, composez votre coffret, salivez à la vue de ces merveilles pistachées, citronnnées, cacaotées ! Toute une palette de saveurs, des plus classiques aux plus originales. Envolez-vous pour les tropiques et le fondant du fruit de la passion, courez à travers champs le nez dans les coquelicots, égrénez quelques grappes de groseilles matinées d'eau de rose.

Messieurs Dalloyau et Ladurée, vous pouvez aller vous rhabiller. Mon préféré c'est Gérard ! Pour le moment, puisque je n'ai pas encore essayé Pierre... ;-)

Quant à ma composition personnelle, très raisonnable puisque je n'ai pas choisi la plus grosse boîte, je la tiens à disposition de mes admirateurs... Vous savez où me contacter... ;-)

Vive la cantine !

Vivelacantine1909C'est la rentrée sur M6 et la petite chaine qui a bien monté démarre en fanfare avec une émission sur un thème porteur : la bouffe, ou plutôt la malbouffe pour reprendre ce terme désormais entré dans le langage courant. Puisque de nos jours il est plus facile de manger vite et mal que de prendre le temps de se pencher sur le contenu de son assiette.
A l'heure où les nouveaux porteurs d'un certain concept d'équilibre alimentaire fleurissent dans les grandes villes et où certains travailleurs urbains stressés redécouvrent le plaisir de la vraie nourriture via quelques enseignes soucieuses du bon et du bien (et de la rentabilité...), qu'en est il dans les cantines ? Que donne t'on à manger aux enfants, quid de leur éveil au goût et de leur équilibre alimentaire ? Si l'on considère selon le point de vue des nutritionnistes qu'il est impossible de concevoir un repas correct pour moins de 1,70 euros par personne alors que les impératifs budgétaires fixent le prix moyen à 1,50 euros, que doit-on sacrifier ou changer afin de s'y plier ?
Réussir à améliorer l'ordinaire, c'est la nouvelle mission assignée à ces véritables "mères nouricières" que sont Michèle et Marie-France, respectivement cantinières d'école à Ezy sur Eure et Eperlègues. Faire acte d'éducation gustative en milieu scolaire. Difficile pour ne pas dire insurmontable au vu des multiples contraintes.
Mais pas impossible selon Cyril Lignac, ambassadeur de cette croisade gustativo-télévisuelle. Selon lui "ce sont les détails qui font que c'est bon". Un brin de thym pour relever un plat, l'art d'accomoder les carottes et courgettes pour en exalter la saveur. A défaut de les rendre aimables aux yeux de nos chères têtes blondes, lesquelles ont souvent pour postulat leur aversion des légumes, connus ou pas, et n'hésitent pas à le faire savoir.
A qui la faute ? La grande majorité d'entre eux sont habitués aux préparations industrielles et rejettent de facto toute autre forme de nourriture. Ajoutez les brioches, barres de céréales, biscuits, en-cas et autres friandises dont les parents garnissent les besaces de leurs chérubins et que ces derniers engloutissent à la première récré, vous comprendrez aisément qu'ils n'aient plus faim à l'heure du déjeuner.
"On peut montrer à ses enfants qu'on les aime autrement qu'en leur donnant de la nourriture facile qui leur fait plaisir" est un des messages que Jean-Michel Cohen s'efforce de faire passer aux parents d'élèves convoqués pour l'occasion. Et leur permettre ainsi de s'éveiller au goût.
Leur procurer un vrai plaisir de la table comme le dit le Chef étoilé Alain Passard. Lequel accueille nos amies cuisinières à l'Arpège et leur fait visiter son potager sarthois pendant que Cyril Lignac se débat avec la gazinière de la cantine d'Eperlègues. Marie-France et sa copine Michèle découvrent les sublimes fruits et légumes anciens ressucités dans ce jardin des merveilles. Poire-melon, panets et rutabagas, feuilles de moutarde au parfum de terroir. Goûts d'une autre époque.
Fin de l'interlude campagnard. Tout ce petit monde regagne ses foyers. Marie-France replonge dans les frites et le surgelé avec la conviction que l'on ne changera rien de manière précipitée. Mais ne perd pas pour autant de vue l'idée qu'il est possible de s'améliorer. Progressivement. A sa manière et si on lui en donne les moyens. Avec coeur.
Quant à Michèle, après avoir tenté le diable avec une audacieuse combinaison de céleri et pommes, elle réussira à convertir ses ouailles grâce aux pâtes aux légumes et cocktails de fruits.
Le plus dur reste à faire, c'est à dire tenir, conserver la motivation nécessaire pour poursuivre cette oeuvre d'éducation et tenir les bonnes résolutions prises...
Mardi prochain la saga continue dans un collège de l'est parisien. Du pain sur la planche pour nos évangélisateurs.
Affaire à suivre...

2 pièces cuisine

CarteJ'avais oublié de vous en parler... Et comme le dit la sagesse populaire, mieux vaut tard que jamais.

C'est parti pour la visite !

A l'angle de la rue du Ruisseau et de la rue Montcalm se trouve un petit restaurant. Cet établissement au nom de descriptif d'appartement vous propose une carte alléchante à des prix raisonnables. Le menu permet en effet de déguster entrée, plat et dessert pour la modique somme de 26 euros.

Filet_mignon Pav_aux_marrons

Filet mignon tendre à souhait, gratin d'artichaut original et fin, sublime pavé fondant au marron et son caramel de cidre (rien que d'y repenser je tressaille des papilles). Ajoutez un petit Brouilly de saison, l'accueil amical et les attentions du patron, lequel viendra lui-même armé de son moulin à poivre géant ajouter quelque piquant à votre assiette, vous avez ici tous les ingrédients d'un dîner réussi.

Elle est pas belle ma publi-promo ? J'vous jure, j'ai rien touché. Juste bien dîné. ;-)

Pour une petite mise en bouche, c'est par ici.

Humour indien

Dsc09169_1 Qui veut manger du pouet au curry au métro bounvell ?

Bon, ok, en vrai j'ai un peu triché.

Le pouet au curry c'est rue de Montyon et le métro bounvell si ça se trouve on y mange du pouet avec un l. Enfin deux ailes. Enfin du poulet quoi...

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Brèves de tapis/trottoir

Dsc09384A la caisse du Monoprix de La Fourche, une femme à lunettes fixe mon poisson sous vide d'un oeil interrogateur après avoir tripatouillé les paquets de Frisk alignés en tête de gondole. Le nez dans mes emplettes, lorgnons retenus par la ficelle tant la tête est penchée vers la bête.
"C'est quoi, ça ?"
"Du maquereau."
"Ah, oui, c'est bon, ça, avec des patates à l'eau et un p'tit verre de blanc !"
"Ah bah oui c'est bon, ça..."

Du Molière...
Quelques cas sociaux minutes plus tard je respire à plein poumons les volutes de pétard d'un pseudo gothique flanqué de son grassouillet copain.
Et pendant ce temps la Tour Eiffel scintille au bout de la rue des Moines...

Friday lunchtime

DemetsGrenouille400_1Chez DeMets, champion des grands boulevards en matière de fooding féminin CSP++. Quelques hommes aussi parfois s’y aventurent pour se rassasier, métrosexuels accomplis ou mâles lambda entraînés par des collègues soucieuses de leur ligne et donc attentives à leur alimentation… (oui, je caricature, un peu, j’avoue…)

Sandwiches plutôt inventifs mais n’ayant jusque-là pas réussi à me tenter, salade de quinoa à la mangue décorée de feuilles de mâche, œufs mollets négligemment posés sur ratatouille allégée, micro-tortilla et ses poivrons confits, échine de porc braisée et sa purée de carottes au gingembre pour ceux que le fait de manger chaud quand il fait 35 degrés à l’ombre n’effraie pas. Desserts savamment étudiés, allant des fraises accommodées de chantilly light parfumée au thym à la panacotta café nappée de coulis de fruits. De la passion s’il vous plaît.

Cuisine apparente, déco minimaliste, bougie Ditptyque aux senteurs de mousse l’hiver, mini tables en alu sur le trottoir au printemps et en été. Macadam brûlant.

Conversations saoulantes à l’étage aujourd’hui. Deux étudiantes en goguette vacances commentant avec force éructations les évènements marquants de l’année écoulée, si fières de leur nouvelle expérience qu’elles en font profiter leurs voisins à coups d’exclamations intempestives. Trois collègues de travail en pleine discussion professionnelle. Ou plutôt deux Homo erectus écrasés de chaleur et de mots, puisque le troisième participant est une participante, laquelle leur explique par le menu les déclinaisons des feuilles de style et leur complexité. La table qui les sépare ne leur permet pas de voir la position inférieure de la demoiselle, laquelle est fort élégamment assise cuisses écartées, telle la grenouille prête à sauter. Oups, j’ai dérapé. Veuillez excusez ces écarts de langage sans nul doute dus à la moiteur tropicale dans laquelle baigne notre capitale…

Apricot time!

AbricotA la sortie du métro Bastille ce vendredi soir, distribution d'abricots. Enfin, 1 abricot par personne, accompagné de son tract... Lequel invite ses heureux détenteurs à se rendre sur le site officiel de l'abricot afin de gagner "plein de cadeaux aussi frais et nomades que l'abricot". Plein de cadeaux ? Waouh ! Cool ! Faut que j'aille voir ça ! Bon, en fait, plein de cadeaux, ça veut dire deux I-pod Nano et leur chaussette abricot (forcément...), et 20 sacs isothermes portant le logo de la communauté européenne, laquelle finance la campagne... Comment ça je fais ma difficile ? Ben ouais. Parce que pour jouer, forcément, il faut indiquer ses coordonnées complètes, au risque de devenir encore un peu plus la cible du matraquage publicitaire. Pas de réponse au quizz donc, je ne tenterai pas ma chance au jeu ce soir. Par contre, j'ai gagné le droit de me cultiver et de découvrir les principales variétés du fruit ainsi que leur date de récolte. Tom Cot ou Orangé de Provence, Early Blush ou Bergeron, il y en a pour tous les goûts ! J'ai pourtant bien l'impression à Paris de toujours voir les mêmes... A retenir également pour les gourmets, une recette de tarte renversée aux abricots et à la lavande dont le nom à lui tout seul a déjà un petit goût de vacances. Et un chutney et tomme de chèvre sur lequel je ne mégoterais pas... Si je vous dis pour finir que ce doux fruit orange contribue à assurer une bonne vision nocturne, il semblerait que vous n'ayez plus aucune raison de ne pas en garnir vos paniers !

Comment ça je fais de la pub sans m'en rendre compte ? Nan, pas possible ;-)

Note anachronico-décalée

J'avais photographié à Pâques mes victimes du jour (double homicide, ça va chercher dans les combien, ça ?) et décidé de vous les présenter. Et puis j'ai zappé. Mais conservé l'idée.

Quelques semaines plus tard (les remords aidant just for fun) me vient soudain l'envie de mettre à la une du jour ces innocentes victimes de ma gloutonnerie gourmandise.

Dsc07672_1Sur votre gauche donc, Jeannot the white, également connu sous le nom de "lapin agile". Réputé meilleur coureur de son élevage, il n'aura pourtant pas détalé assez vite pour m'échapper.

Ci-dessous, Golden cocotte (dépouillée de son habit de lumière). Meilleur espoir féminin 2006, morte dans l'oeuf.

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In memoriam.

Ni fleurs ni couronnes, simplement des prières.

Je sais, c'est glauque de mauvais goût mais ça m'amuse ;-)

Devinette du jour

230pxeriobotrya_japonica3Mot de 7 lettres, commençant par la lettre "b", communément utilisé pour désigner un fruit de couleur jaune, à goût acidulé, qui se récolte en avril-mai, uniquement dans la zone de culture de l'oranger.

Indice supplémentaire : à ne pas confondre avec le fruit du néflier commun, également appelé "cul de chien" (je vous laisse apprécier l'élégance de la métaphore)

Vous avez-trouvé ?
Non ?
Toujours pas ?

Il s'agit de...
De la ...
De la b...

Insoutenable suspense...

De la bibasse !

Fruit du néflier du Japon (de son nom savant "Eriobotrya japonica"), de forme ovoïde, à peau lisse (à éplucher avant consommation) et chair très juteuse, la bibasse (aussi orthographiée bibace) fait partie de ces "fruits oubliés" dont la découverte (ou redécouverte) est un vrai plaisir.

La maturation intervient au printemps au Japon, en mai-juin dans le sud de la France. Avec un peu de chance, vous trouverez sur les étals de votre primeur ce petit bonheur saisonnier :-)

PS : pour plus d'infos, une seule adresse, Wikipédia. Impossible de créer ici les liens, allez savoir pourquoi, ils sont instables aujourd'hui.

A l'improviste

Parfois le samedi soir à l'heure où les banlieusards débarquent en masse sur les grands boulevards (pétasse attitude, shame on me!) je moisis devant ma télé, avachie telle Bridget sur mon canapé, matant mollement les feuilletons nases que nous servent à loisir les chaines hertziennes (so glamour, I know...).

Parfois aussi un galant homme a l'heureuse idée de me proposer de le retrouver pour dîner.

"A l'improviste", rue Médéric.

J'enfile alors mes plus beaux atours mes petites sandales Mellow Yellow top sexy et cours trottine vers ma découverte du jour (le restaurant, pour ceux qui pourraient douter...).

Verdict ?

Salade de langoustines assez réussie, dos de cabillaud rôti aux poivrons manquant quelque peu de saveur (ce n'est sans doute pas la spécialité de la maison, plus portée sur le confit de volatile que sur le poisson si j'en crois le guide) mais divines glaces à la rose et à la violette, terriblement subtiles, le tout accompagné d'un gouleyant petit vin de pays d'Oc (frais et léger pour les non-initiés...).

Rien de définitivement immémorable sans doute mais une ambiance tranquille en ce week-end de pont et un serveur attentif et disponible.

La carte changeant souvent, il est recommandé d'y retourner ;-)