Parce que se moquer un peu c'est drôle aussi...
Vous trouverez par ici une petite note acide sur un curieux volatile récemment croisé... ;-)
Vous trouverez par ici une petite note acide sur un curieux volatile récemment croisé... ;-)

Normalement, vous êtes déjà en train de siffloter la fameuse marche militaire du pont de la rivière Kwaï. Et ça risque de vous poursuivre toute la journée ! En même temps, c'est de bonne guerre, l'air est entraînant, il fait beau, je suis d'humeur gaie et ai décidé de vous en faire profiter ;-)
Allez, tous ensemble : "Hello, le soleil brille, brille, brille..."
Pour les fans de la mélodie et d'Annie Cordy (qui n'a donc pas seulement commis Tata Yoyo, pour ceux qui en doutaient...), c'est par ici.
Enjoy!
Le soleil est revenu, les parisiens sont de sortie, les terrasses de nouveau pleines, il flotte dans l'air comme un parfum de distraction légère. Ma pause déjeuner a tout d'un coup pris l'allure d'une escapade estivale, j'ai arpenté les trottoirs du boulevard Haussmann d'un pas guilleret, flânant entre les arbres encore touffus et les touristes en goguette. Un petit tour chez Cojean, un grignotage de mini-sandwiches aux parfums exotiques et provençaux, quelques cuillers de fromage frais et son coulis de mangue, le tout fièrement dressé sur un crumble d'avoine, un pas, deux pas, trois trois en cadence, tout d'un coup Paris tourbillonne. D'effervescence retrouvée, de joli début d'automne. J'ai des envies de farniente, de sieste le nez dans les boutons d'or, de clapotis de bord de mer, d'évasion de la capitale. Le slalom entre les promeneurs de la rue du Faubourg Montmartre devient amusement, l'antédiluvienne sonnerie du téléphone de la supérette du coin fait jaillir des souvenirs de vacances et de maison familiale, j'avance en flottant dans une ambiance musicale...
On ira
Où tu voudras quand tu voudras
Et l'on s'aimera encore
Lorsque l'amour sera mort
Toute ma vie
Sera pareille à ce matin
Aux couleurs
De l'été indien...
PS : non, je ne suis pas amoureuse, à part de Joe Dassin, mais c'est une autre histoire ;-)
Elle est mignonne la Zoé, mais elle nous pond quatre pauvres notes en un mois et les deux dernières sont des concentrés de grogne... Que pasa?
Rassurez-vous, tout va bien, même si le lundi est définitivement une sale journée. Et j'ai plein d'autres choses à vous raconter avant de m'envoler pour New York samedi (dingue, non ?). OK, j'ai dit la même chose le 12 août et même pas tenu mes promesses... Hum... Allez, on prend la même et on recommence ;-)
Personne qui fait preuve de grossiereté selon la succinte définition de linternaute Encyclopédie.
Synonymes : butor, ostrogoth, pignouf
Exemple : pas plus tard que tout à l'heure, alors que je sacrifiais à mon sacro-saint rituel quotidien et dégustais tranquillement mon café au zinc du Brébant, un groupe de travailleurs en pause-déjeuner a rejoint le bar et annexé ma portion de comptoir. L'un d'entre eux faisant preuve de tant de zèle dans son acquisition d'espace qu'il m'a quasiment fiché son coude dans le dos. Et que j'ai du me décaler vers la droite afin de conserver un tant soit peu d'espace vital.
Pourquoi râler ainsi pour une broutille penserez-vous ? Et bien parce que c'est la deuxième fois en moins d'une semaine que le rouquin mal élevé me bouscule ainsi ! Se pourrait-il qu'il s'agisse d'une maladroite technique de drague ? Sans doute pas. L'homme en question s'agite au milieu de ses collègues sans se soucier du monde qui l'entoure. Il a besoin d'espace et ne se préoccupe à aucun moment du fait que ses voisins de pause café puissent espérer conserver le leur...
Que faire en pareil cas ? Innocemment renverser ma tasse sur le costume de l'intrusif personnage (même pas cap en vrai... pourtant ça pourrait être drôle...) ? Lui lancer un de ces regards noirs dont j'ai le secret ? Afficher mon plus beau sourire en me retournant vers l'importun, coude collé au sien ? Entre les trois mon coeur balance... En attendant, j'ai battu en retraite face à l'envahisseur. Dure vie...

Enigmatique ce titre, non ? Incontestablement l'une de mes plus grandes réussites littéraires de l'année, ou comment la juxtaposition de désignations de pièces bouchères permet d'amener le nom du bar-restaurant fréquenté la veille d'une manière à la fois subtile et humoristique. Quel talent !
Bref, revenons à nos moutons ! Il s'agissait de parler de gigot J'GO (veuillez pardonner ces traits d'humour douteux, tout droit sortis d'un esprit embrumé de sommeil - puisque le récit s'écrit dès potron-minet pour cause de réveil trop matinal faute de rideaux occultants - quand je vous dis que ma vie est un enfer, croyez-moi...).
Bon, on y va ou on n'y va pas au J'GO ?
Ne vous impatientez pas, ça vient !
Le J'GO, donc.
L'endroit est bien placé et serait fréquenté par de jeunes banquiers fort bien de leur personne. Précisons que cette CSP n'est pas spécialement ma tasse de thé mais qu'il se trouve que ma copine Isabelle y a vu un argument marketing décisif pour emporter mon adhésion, allez savoir pourquoi.
Déco sud-ouest, affiches toulousaines, immense tête de vache cartonnée recouverte de journaux anciens, ambiance feria-corrida, couleurs pimentées, l'ensemble est chaleureux.
Détail ++ : malgré un WC homme HS (non, je ne suis pas allée chez les mecs, c'était affiché sur la porte, qu'est ce que vous croyez, hein ?), les commodités du lieu sont plus qu'honorables et les serviettes de toilettes individuelles impeccablement propres et pliées. Pas mal, voire très bien quand on sait ce que l'on peut trouver ailleurs parfois. Cela vaudrait presque une mention sur baignade interdite.
Je m'égare encore, non ? Vous avez raison. Reprenons le fil de l'histoire initiale...
Après la déco donc, le verre et l'assiette.
Tranche de foie gras à 18 euros, à ce prix là on mange le gras. Fromage réclamé par deux fois car non arrivé dans les temps. Et là, surprise... "L'assiette de fromage de chez Mathieu" (ou Xavier, je ne sais plus) est affichée à 18 euros les 100 grammes (oui, vous avez bien lu, les 100 grammes, ce qui fait 180 euros le kilo, plus cher que les cerises du Bon Marché en plein mois de janvier !).
Qu'à cela ne tienne, j'ai décidé de me faire plaisir. A ce prix là , je m'attends à un truc grandiose, un assortiment de pâtes cuites, molles ou persillées, des pains variés, du beurre au sel craquant, du bonheur sous la dent. "Wow effect" comme dirait quelqu'un que je connais.
Réussi. Mais pas dans le sens dans lequel je m'y attendais... Puisque c'est une demi-assiette de tranchettes d'un unique fromage que je me suis vue attribuer. Accompagnée d'un micro-pot de confiture et d'une corbeille de micro-morceaux de pain même pas grillés.
Surprise sur prise ? Même pas. D'autant plus curieux que la bouteille de Madiran est à 25 euros, ce qui reste raisonnable. Alors cette envolée des prix sur le foie gras et le fromage, faudrait qu'on m'explique parce que franchement je ne comprends pas...
Rassurez-vous, j'ai passé une excellente soirée en dépit de ces turpitudes alimento-financières. Et même trouvé lorsque fut venue l'heure de rentrer que Vélib' finalement c'était génial, alors qu'hier encore j'éructais chez ma blablateuse préférée que je trouvais ça nul (sans doute le deuxième effet Madiran, le premier ayant été de me fournir suffisamment d'inconscience pour grimper la rue La Fontaine en pédalant sans broncher - j'ai pas dit sans souffler, ce serait mentir). Comme quoi...
Allez, J'y go, c'est l'heure du déj' et j'ai faim, moi ! ;-)
Il semblerait que la description du bel homme croisé il y a quelques jours ait suscité les foudres de quelques commentateurs... Alors que mon intention n'était point de jeter l'opprobre sur le malheureux, lequel n'a jamais demandé à figurer ici et à se voir ainsi soumis à la vindicte populaire... Le résultat de tout cela ? Et bien voilà que tout d'un coup je m'en veux d'avoir cédé à la tentation de la plume facile, vilaine fille que je suis. Alors, toi, bel Apollon, si tu passes par ici, sache que j'ai un peu forcé le trait et ne me maudis pas jusqu'au crépuscule des Dieux, par pitié, sois indulgent envers la faible mortelle que je suis et accorde moi ton pardon. Par avance, merci ! ;-)
Ce sont les notes les plus courtes qui récoltent le plus de commentaires.
A partir d'aujourd'hui, pas plus de trois lignes par billet ! ;-)
Euh... ça va être trop dur en fait, mes doigts galopent sur le clavier, j'ai trop envie de bavarder et puis j'avais promis de vous faire ici le récit de mes exploits sportifs de dimanche dernier + le portrait du sublime M. L. ! Impossible de résumer en trois phrases ces péripéties et description. Je risque donc de voir baisser de nouveau le nombre de commentaires. Qu'à celà ne tienne, je prends le risque, par pur altruisme, pour votre bonheur à vous lecteurs...
Part 1 : Sports time
Par où commencer et comment raconter cette séance d'accrobranches ? Faut-il le faire chronologiquement ou de manière totalement décousue ? Entre les deux mon coeur balance... Allez, hop, on se la joue patchwork d'impressions :
- Une bande de potes, trois filles et deux garçons, un couple parmi eux. Lui plutôt grand et efflanqué, cheveux poivre et sel couverts d'une casquette inversée, un mélange de gouaille banlieusarde et de style inné. Elle, blond foncé, coupe garçonne, bagout, audace. Filiforme. Une des seules dont l'indispensable baudrier souligne la minceur au lieu de mouler le bourrelet. Lui mate l'harnachage de sa belle et siffle admirativement "Putain, ça lui fait un beau p'tit cul !". Les potes se marrent, il admire la ligne de sa douce. Elle apprécie.
- Des mousquetons, une ligne de vie, des tyroliennes, un arbre, deux arbres, trois arbres, une forêt, des passerelles de rondins, une échelle, deux échelles, le bruit des feuilles qui sous le vent se froissent, de l'équilibre, des rattrapages hasardeux sur tapis amortisseur, des rires entre amis et quelques frayeurs, du sport, des mûres, de l'air.
NB : pour tous ceux qui arrivent ici le week-end en tapant dans Google "Que faire le dimanche" et sont en mal d'occupation, allez donc faire un tour ici.
Part 2 : The wonderful M. L.
Le sublime M. L., que j'appellerai Marc pour les besoins de la relatation (ce n'est comme vous l'aurez deviné pas son vrai prénom), fut rencontré la veille de ma séance d'accrobranches, à la faveur d'un barbecue organisé dans les Yvelines par un ami commun.
Pourquoi décider de faire ici son portrait ? S'agirait-il d'une déclaration subtilement orchestrée ? Point du tout, chers amis, soyez-en assurés, mon seul but est la description fidèle des impressions produites par cet Apollon. Exercice de style ou de réflexion. Une des possiblités du blog, toute utile ou inutile qu'elle soit. Pour le plaisir de la lecture et de l'évocation par mots de ce qu'un physique agréable peut produire dans un cerveau féminin.
Je vous vois sourire en coin et penser que ma prose n'est pas si innocente que je veux le faire paraître et que le fait de m'en défendre abonde en votre sens. Je ne démentirai rien et vous laisse donc penser ce que bon vous semble, cela fait partie du jeu...
Revenons au sujet, Marc le magnifique. Grand, brun, yeux verts, corps d'athlète et sourire ravageur, à la fois discret et ostentatoire, subtil et primaire, attirant et sans intérêt. Paradoxal. Avouant deux passions, le vin et les cigares. Esthète cultivé, commercialement doué pour la mise en avant de son personnage. Bien que non touché par la baguette de la fée Modestie. La seule sans doute à ne pas s'être penchée sur son berceau... Puisqu'il faut bien l'avouer, pour le reste, Marc semble avoir tout bon. Ce qui forcément énerve en même temps que séduit. Alors l'assistance féminine caresse l'homme dans le sens du poil et lui prodigue moult services et compliments. Ce que notre ami a l'air de trouver si normal qu'il se fendra rarement d'un remerciement. L'habitude sans doute. Qu'inspire donc la beauté à ceux qui la cotoient ? J'ai pour ma part été fascinée, tout en éprouvant des sentiments partagés. Comme si cette perfection esthétique entraînait automatiquement la recherche de défauts. J'ai bien essayé de chatouiller la bête, histoire de voir ce qu'elle avait dans le ventre. Sans grand résultat. L'animal est malin et gère la conversation comme il l'entend. Ecoutant la réponse sur laquelle il a prévu de rebondir sans entendre le reste. Enervant... A moins que l'impression produite ne soit une subtile combinaison d'admiration et de rejet. Vous l'aurez compris, le Marc a produit son petit effet... ;-)
De retour de Seine et Marne pour une initiation à l'accrobranches, remercier le galant jeune homme (oui, 34 ans, c'est encore jeune) qui vous a raccompagnée dans la voiture louée à l'occasion du week-end. A la question "C'est bon, tu as toutes tes affaires ? Rien dans le coffre ?", répondre "Non, pas de problème, j'ai tout !". Dire merci, sortir de la voiture, fermer la portière et se dire qu'on va se poser à la cool chez soi.
Arrivée au pied de l'immeuble, chercher dans son sac le précieux sésame : les clés. Ne pas les trouver. Chercher de nouveau. Se dire que c'est une question de secondes, qu'un trousseau ne se trouve pas toujours du premier coup dans un sac de fille, que l'on est une fille, que c'est normal et qu'on va y arriver.
Ne toujours pas les trouver. Et réaliser qu'on a laissé lesdites clés dans un sac à dos dans le coffre de la voiture... Parce qu'un instant on avait envisagé de les prendre avec soi par peur de se les faire voler... Et qu'on les y a laissées...
Se trouver bête. Très bête. Trépigner de rage. Canaliser cette énergie négative pour mouvoir ses jambes en direction de la rue d'habitation du suscité garçon. Non sans avoir tenté le double message sur répondeur + texto (on ne sait jamais, s'il était devenu sourd en trois minutes, il aura au moins conservé la vue). Maudire un instant le propriétaire du téléphone (à quoi ça sert d'avoir un portable si on n'y répond pas, hein, on peut me dire ?). S'armer de courage et démarrer la ballade de la soirée.
Vingt minutes plus tard, arriver en vue du détenteur de l'objet tant convoité. Récupérer son bien et repartir en sens inverse. Courageusement. Un, deux, trois, quatre, un deux trois quatre, plus que 15 minutes et je suis chez moi. Dix minutes. Trente secondes. Home sweet home en vue. Immeuble. Entrée. Escalier. Ouvrir la porte. Poser son sac. Se souvenir de cette phrase issue de la sagesse populaire qui dit que quand on n'a pas de tête on a des jambes. Penser à se faire greffer un cerveau. En attendant, se servir un Coca frais et souffler...
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NB : Oui, l'oubli de clés est une problématique récurrente (voir note du 11 juin). Non, je ne souffre pas d'amnésie. Oui, j'ai besoin de vacances... ;-)
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