A la découverte d'une lessive au savon végétal pompeusement intitulée "l'arbre vert", mon sang d'apprentie bobo sensible à la protection de l'environnement n'a fait qu'un tour. J'ai donc acquis pour la modeste somme de 7 euros et des poussières un magnifique bidon de 3 litres.
Le packaging n'est certes pas sublime, deux papillons voletant sur fond d'herbes folles, mais bon, on s'en fout, ce qui compte c'est ce qu'il y a dedans non ? Et puis malgré tout, cette sobriété, ce blanc pur, limite virginal, c'est quand même pas mal (OK, je m'emballe, j'arrête...). Un dévissage de bouton plus tard, l'odeur qui me chatouille les narines est agréable. Parfum léger, sensation de propre, prometteur (argumentaire de ouf, I know...).
Bref. Le produit est censé accomplir les mêmes bons offices que ses concurrents dits classiques, pollution phosphatée et éthers de glycol en moins. Je ne demande qu'à être convaincue.
Vous êtes impatients de connaître la suite ? Je le savais...
Première tentative : les malheureux débardeurs et la robe ayant servi de cobayes sont repartis directement dans le panier à linge une fois secs pour cause d'odeur de linge pas lavé. Pire même, d'odeur de linge ayant macéré humide dans le tambour avant d'être étendu pour sécher. Relative puanteur il faut bien l'avouer.
Qu'à cela ne tienne, il ne faut jamais rester sur un échec. J'ai donc persisté.
Deuxième essai pas plus concluant que le premier. Même pas essayé de faire sécher l'ensemble. Juste chopé la boule à lessive pour la remplir de Vizir qui sent bon et qui lave.
Jamais deux sans trois ? Sans moi. L'exception confirme la règle.
Bilan : 7 euros 45 foutus en l'air (les poussières optmistes s'étant transformées en centimes gaspillés), deux programmes supplémentaires pour relaver le linge, c'est à dire autant de litres d'eau perdus, une réussite...
Mon conseil : faites ce que vous voulez, c'est vos affaires que vous lavez. Personnellement, je suis décue. Parce que le discours de la marque me parlait (ben ouais), que l'emballage était 100% recyclable, que la formule était non testée sur les animaux, etc. Parce que j'avais fait un effort, tout relatif qu'il soit, pour changer mes habitudes, et que cet effort s'est soldé par une perte de temps et un sentiment d'inefficacité. J'ai réinvesti chez les lessiviers pollueurs. A contrecoeur. Peut-être à tort car conditionnée par des années de senteurs de propre synthétiques. Mais en attendant mieux.
Si quelqu'un veut tester, feel free, il reste de quoi faire 38 lavages...
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