« août 2006 | Accueil | octobre 2006 »

La saga de l'automne - Episode 3

TrottoirSous-titre : Comment j'ai failli casser Jolly Jumper Junior*

8 heures du mat' et des poussières, rassemblement des troupes avenue de la Grande Armée pour un départ groupé vers l'entrepôt dans lequel Sarenza stocke ses trésors.

Mais où donc garer la bête à moteur qui m'a fièrement et rapidement propulsée depuis my home sweet home vers ce rendez-vous matinal ?

Pas d'emplacement deux roues dans mon horizon visuel immédiat. Qu'à celà ne tienne, Très Grand Chef me conseille le trottoir, dont la hauteur à vue de nez dépasse allègrement la distance qui sépare mon scooter du sol. Peu importe, ce sera le challenge du jour, je fais donc bravement face à l'obstacle. Un conseil lu je ne sais plus où me revient en mémoire "lorsque vous voulez monter sur un trottoir, ne le fixez pas mais regardez droit devant vous". Ce que je vois droit devant moi : une voie rapide. Ce que j'imagine : un vol plané de trois mètres, emportée par mon élan, avec atterrissage au milieu des voitures (totalement irréaliste au vu du poids de l'engin et du mien, mais que voulez-vous, j'ai trop regardé Mary Poppins et Peter Pan...). Bref, je stresse. Très Grand Chef me motive et me conseille d'accélérer un peu plus, histoire de gravir la marche. Bingo ! Roue avant levée et sur le trottoir. Mais arrière du scooter bloqué sur la chaussée après avoir cogné sur la pierre. Violemment. Il faudra l'aider à finir la montée.

L'inspection menée au retour révèlera une trace de choc sur une pièce non identifiée, rien de grave il semblerait (méthode Coué). Mais je ne suis pas très fière d'avoir esquinté mon fidèle destrier. D'autant plus bêtement que 10 mètres plus loin dans une rue latérale plusieurs places lui tendaient les bras. La précipitation est mauvaise conseillère...

* soeur de Jolly Jumper, aînée du nom, deux roues, pas de moteur

Un jour, mon prince viendra...

Prince_de_lu"Les hommes ne restent pas souvent seuls. Les femmes, si. Une vieille habitude de l'introspection les garantit contre l'illusion. Elles sont plus exigeantes. Elles rêvent toujours du prince charmant, même si elles le nient. Surtout si elles le nient. Les plus fines découvrent, mais un peu tard, que rencontre après rencontre, histoire après histoire, c'est toujours la même chose, les mêmes désillusions, les mêmes contraintes. Si, comme l'a dit Lacan, l'amour est la rencontre de deux névroses, il ne peut pas en être autrement. Chacun rencontrera celui dont la névrose s'encastrera au mieux dans la sienne."

C'était la pensée positive du jour, par Eric Zemmour. (Le premier sexe. Pas le sien. Son livre. Trop drôle ma blague). Le_premier_sexe

Quant à savoir pourquoi je vous balance ça... Euh, si, en fait, je sais. Epuisée par la deuxième de "Vive la cantine", incapable de produire une note digne de ce nom, je n'ai pas trouvé mieux que de recopier ces quelques lignes d'une rare ... lucidité ? Tombée dessus au hasard d'une lecture en diagonale de l'ouvrage concerné, que je n'ai pas encore eu le courage de vraiment démarrer... Eh ben c'est gai par ici... OK, je sors.

Moi aussi comme Môsieur Resse, j'adore les tests !

Renaud_les_bobosAlors je réponds ici à celui initié par Christophe Ginisty. Si toi qui me lis tu veux le faire aussi, pas de problème. Tu recopies les caractéristiques des bobos énumérées dans la chanson éponyme de Renaud, tu dis vrai ou faux, tu comptes tes points (enfin si tu veux) et voilà. Si tu veux pas, c'est pas grave.

Rappel : l'objectif est de savoir si l'on est bobo, enfin au moins aux yeux de Renaud, ce qui ne veut pas dire pour autant qu'on le soit vraiment, bref, on s'en fout, trève de digressions, here and now, the "questions" et the "réponses", histoire de parler un peu de soi sans en avoir l'air... quoique... ;-)

Donc, les bobos (et moi et moi et moi) :

1 - Sont un peu artistes c’est déjà ça.
Vrai : si l'on considère que comique par intermittence est une forme d'art, encore plus vrai si l'on ajoute mes réalisations personnelles, lesquelles vont de l'ours en papier maché à la bouteille customisée en passant par le sublime mur d'images réalisé quand j'avais 15-16 ans (sur le papier peint tout neuf de ma chambre d'ado...).

2 - Leur passion c’est leur boulot.
Faux : ma passion c'est la découverte. Des gens, des choses, des lieux, des ambiances, des goûts, des saveurs... Et je n'ai pas une passion précisément définie mais plusieurs alternatives. Bon, ok, j'me la pète un peu, là, ma passion en vrai c'est la télé. ;-)

3 - Dans l’informatique, les médias.
Vrai : informatique, un peu, si l'on inclut dans sa définition le web, ce media donc aussi. Bon, j'y suis pas venue avant tout le monde mais pas trop tard quand même...

4 - Sont fier d’payer beaucoup d’impôts.
Faux : je n'en paie pas tant que ça par rapport à d'autres mais déjà ça me rend malade. Célibataire sans enfant gagnant plutôt correctement sa vie, un mauvais plan.

5 - Ils vivent dans les beaux quartiers, ou en banlieue mais dans un loft. Ateliers d’artistes branchés, Bien plus tendance que l’avenue Foch.
Faux : petit appartement, quartier plutôt populaire. Plus proche de Cosette que de Lolita Pille quoi... Vos dons sont les bienvenus... ;-)

6 - Ont des enfants bien élevés, qui ont lu le Petit Prince à 6 ans.
Ni vrai, ni faux : pas d'enfants mais deux poissons. Rouges. Très affectueux. Bien élevés. Mais illettrés. Pas encore trouvé la version imperméabilisée de l'oeuvre de St Ex' pour la glisser dans leur aquarium...

7 - Qui vont dans des écoles privées.
Ni vrai, ni faux : voir supra

8 - Ils fument un joint de temps en temps.
Faux : pas ma came.

9 - Font leurs courses dans les marchés bios.
Faux : mais je blinde mon caddie de yaourts au soja et suis sensible à la caution "Agriculture biologique". Prête à mettre un peu plus cher dans le poulet ou les oeufs pour peu que j'espère que les animaux concernés auront vécu dans des conditions moins sordides que dans les élevages en batterie.

10 - Roulent en 4×4.
Faux : la voiture à Paris, un enfer. Et si je devais en avoir une, ce ne serait pas un 4x4.

11 - Préfèrent s’déplacer à vélo.
Faux : j'ai tenté, et abandonné. Pour passer au scooter... Sous la pluie, c'est le bonheur...

12 - Ils lisent Houellebecq ou Philippe Djian, les Inrocks et Télérama.
Faux : beurk

13 - Leur livre de chevet c’est Cioran près du catalogue Ikea.
Vrai et faux : moi pas connaître Cioran. Ikéa, par contre, j'ai fréquenté. Par nécessité économique plus que par réelles affinités.

14 - Ils aiment les restos japonais et le cinéma coréen.
Vrai et faux : j'adore les sashimi, le gingembre et les brochettes au fromage (vous saurez tout...). Par contre, ma connaissance du coréen se limite au barbecue...

15 - Passent leurs vacances au Cap Ferret.
Faux : la Bretagne, ça vous gagne !

16 - Ils regardent surtout ARTE.
Faux : trop intellectuel...

17 - Canal plus, c’est pour les blaireaux sauf pour les matchs du PSG.
Faux : j'aime bien Canal mais pas le foot.

18 - D’temps en temps un p’tit porno.
Joker : c'est une question pour les mecs, ça. Comment ça ma remarque est sexiste ?

19 - France-info toute la journée.
Vrai : Et maintenant, la météo avec Joël Collado. Yippeee !

20 - Alain Bashung, Françoise Hardy. Et forcement Gérard Manset.
Faux : j'sais même pas qui c'est Gérard Manset. Quelqu'un connaît ?

21 - Ils aiment Desproges sans même savoir que Desproges les détestait.
Ni vrai, ni faux : je connais sans connaître.

22 - Bedos et Jean Marie Bigard, même s’ils ont honte de l’avouer. 
Vrai et faux : Bedos j'aime pas. Par contre, Bigard, j'avoue, il me fait rire.

23 - Ils aiment Jack Lang et Sarkozy. Mais votent toujours écolo.
Faux : l'étrange faciès de Mister Jack, très peu pour moi. Le petit Nicolas, pas encore voté pour lui. Et des écolos pour gouverner la France, non merci.

24 - Ils adorent le Maire de Paris, Ardisson et son pote Marco.
1 vrai, 2 faux : Ardisson, je ne déteste pas. Par contre Fogiel est un des mecs du PAF qui m'énerve le plus. Cela étant il s'est calmé. Quant à Bertrand, j'en parle même pas.

25 - La femme se fringue chez Diesel.
Faux : j'ai pas de femme. Ben ouais, forcément. Mes fringues à moi ? Plutôt essence. Comment ça elle est pas drôle ma blague ?

26 - Et l'homme a des prix chez Kenzo.
Ni vrai, ni faux : je ne sais pas encore où il s'habille, l'homme. Mais dès que je le croise, je mate la marque, promis !

26 bis - Pour leur cachemire toujours nickel, Zadig & Voltaire je dis bravo.
Vrai : Christophe l'avait zappée, mais moi, Zadig et Voltaire, ça me parle, grave. Horriblement cher pour ce que c'est mais si joli. 

27 - Ils fréquentent beaucoup les musées.
Faux : je sais, c'est pas bien, je devrais me culturer.

28 - Les galeries d’art.
Faux : pas mon monde.

29 - Les vieux bistrots.
Vrai : miam !

30 - Boivent de la manzana glacée en écoutant Manu Chao.
Faux : un bon vin sinon rien. Tchao Manu !

Bilan : trop compliqué à compter vu que mes réponses ne sont pas si tranchées. Mon côté normand sans doute. Mais à vue de nez d'oeil, la balance penche clairement du côté pas bobo (plus de rouge que de vert...). Ouf ?

Fais passer !

Que savons-nous du libertinage ?

Pour ma part, pas grand chose. Je connais le mot pour l'avoir de nombreuses fois entendu et l'associais de prime abord, toute pétrie d'éducation judéo-chrétienne que je suis, à la débauche et même à la luxure. Qui n'est elle-même que le péché de la chair, la recherche et la pratique des plaisirs sexuels. Mais péché. Qualifié de capital. Péché signifiant acte conscient par lequel on contrevient aux lois religieuses, aux volontés divines. God is everywhere...

Il s'agit si l'on s'en tient à la définition du dictionnaire, de la licence de l'esprit en matière de foi, de discipline, de morale religieuse. Licence étant entendu comme non comme le droit, la liberté de faire ou dire quelque chose en vertu d'une permission donnée par une autorité supérieure mais comme la liberté d'action qui est laissée à quelqu'un ou qu'il se donne à lui-même.

Le libertin est celui qui ne suit pas les lois de la religion, soit pour la croyance, soit pour la pratique. Qui s'adonne sans retenue aux plaisirs charnels, avec un certain raffinement.

Son contraire est l'ascète, le dévot, le sérieux, le vertueux.

Vous remarquerez que pour l'instant c'est le genre masculin qui est employé. Le sexe fort...

Alors qu'il y a aussi des libertines...

"Je, je, suis libertine, je suis une catin..."

Où comment passer d'un savant verbiage sur les moeurs dites légères à la vision d'une rouquine en chemise à jabot courant à perdre haleine à travers la campagne gelée...

Halte là gentilhommes et gentilles dames ! Ne voyez point ici un quelconque aveu de débauche automnale. Il s'agit d'un simple essai sémantique. Certes guidé par les circonstances d'une rencontre estivale impromptue mais nullement annonciateur d'une plongée en milieux troubles. Quoique... ;-)

Si avec ça j'atteins pas les 10 commentaires, je mets la clé sous la porte moi... ;-)

Vive la cantine !

Vivelacantine1909C'est la rentrée sur M6 et la petite chaine qui a bien monté démarre en fanfare avec une émission sur un thème porteur : la bouffe, ou plutôt la malbouffe pour reprendre ce terme désormais entré dans le langage courant. Puisque de nos jours il est plus facile de manger vite et mal que de prendre le temps de se pencher sur le contenu de son assiette.
A l'heure où les nouveaux porteurs d'un certain concept d'équilibre alimentaire fleurissent dans les grandes villes et où certains travailleurs urbains stressés redécouvrent le plaisir de la vraie nourriture via quelques enseignes soucieuses du bon et du bien (et de la rentabilité...), qu'en est il dans les cantines ? Que donne t'on à manger aux enfants, quid de leur éveil au goût et de leur équilibre alimentaire ? Si l'on considère selon le point de vue des nutritionnistes qu'il est impossible de concevoir un repas correct pour moins de 1,70 euros par personne alors que les impératifs budgétaires fixent le prix moyen à 1,50 euros, que doit-on sacrifier ou changer afin de s'y plier ?
Réussir à améliorer l'ordinaire, c'est la nouvelle mission assignée à ces véritables "mères nouricières" que sont Michèle et Marie-France, respectivement cantinières d'école à Ezy sur Eure et Eperlègues. Faire acte d'éducation gustative en milieu scolaire. Difficile pour ne pas dire insurmontable au vu des multiples contraintes.
Mais pas impossible selon Cyril Lignac, ambassadeur de cette croisade gustativo-télévisuelle. Selon lui "ce sont les détails qui font que c'est bon". Un brin de thym pour relever un plat, l'art d'accomoder les carottes et courgettes pour en exalter la saveur. A défaut de les rendre aimables aux yeux de nos chères têtes blondes, lesquelles ont souvent pour postulat leur aversion des légumes, connus ou pas, et n'hésitent pas à le faire savoir.
A qui la faute ? La grande majorité d'entre eux sont habitués aux préparations industrielles et rejettent de facto toute autre forme de nourriture. Ajoutez les brioches, barres de céréales, biscuits, en-cas et autres friandises dont les parents garnissent les besaces de leurs chérubins et que ces derniers engloutissent à la première récré, vous comprendrez aisément qu'ils n'aient plus faim à l'heure du déjeuner.
"On peut montrer à ses enfants qu'on les aime autrement qu'en leur donnant de la nourriture facile qui leur fait plaisir" est un des messages que Jean-Michel Cohen s'efforce de faire passer aux parents d'élèves convoqués pour l'occasion. Et leur permettre ainsi de s'éveiller au goût.
Leur procurer un vrai plaisir de la table comme le dit le Chef étoilé Alain Passard. Lequel accueille nos amies cuisinières à l'Arpège et leur fait visiter son potager sarthois pendant que Cyril Lignac se débat avec la gazinière de la cantine d'Eperlègues. Marie-France et sa copine Michèle découvrent les sublimes fruits et légumes anciens ressucités dans ce jardin des merveilles. Poire-melon, panets et rutabagas, feuilles de moutarde au parfum de terroir. Goûts d'une autre époque.
Fin de l'interlude campagnard. Tout ce petit monde regagne ses foyers. Marie-France replonge dans les frites et le surgelé avec la conviction que l'on ne changera rien de manière précipitée. Mais ne perd pas pour autant de vue l'idée qu'il est possible de s'améliorer. Progressivement. A sa manière et si on lui en donne les moyens. Avec coeur.
Quant à Michèle, après avoir tenté le diable avec une audacieuse combinaison de céleri et pommes, elle réussira à convertir ses ouailles grâce aux pâtes aux légumes et cocktails de fruits.
Le plus dur reste à faire, c'est à dire tenir, conserver la motivation nécessaire pour poursuivre cette oeuvre d'éducation et tenir les bonnes résolutions prises...
Mardi prochain la saga continue dans un collège de l'est parisien. Du pain sur la planche pour nos évangélisateurs.
Affaire à suivre...

La saga de l'automne - Episode 2

RainJ'hésite encore concernant le sous-titre entre "Au vrai chic parisien" et "Un rien m'habille".

Voilà ce qui arrive quand on s'aventure dans Paris le soir, que la météo passe de clémente à orageuse, et que l'on n'a pas encore investi dans un équipement de pluie...

Je profite de cet espace d'expression qu'est mon blog pour remercier ma couturière personnelle, Isabelle, pour ce sublime ensemble digne des plus grands créateurs. Si le modèle présenté vous plaît, n'hésitez pas à me contacter, je me ferai une joie de vous transmettre ses coordonnées...

Vu dans le métro

MalabarPlanté sur le quai en attendant la rame, le malabar mastique. L'air furibard le malabar. Veine temporale saillante, se gonflant de sang au rythme des mouvements de dents. Sourcils froncés de mécontententement concentré. Serré dans son p'tit jean le stéroïdé. Moulé dans son t-shirt looké. L'air pas content de voir des gens.

Pour la petite histoire, le terme malabar argotiquement utilisé pour désigner un mec costaud, un homme fort, un lascar (vite, mes sels, je défaille...), pourrait venir du Malabar indien (enfin d'après Robert...). Les hommes là-bas seraient-ils si musclés ? Moi j'dis qu'il faudrait vérifier. Et hop, une destination de vacances toute trouvée ! ;-)

Illustration : Gil Formosa

La saga de l'automne - Episode 1

Vgplx125Par où commencer ? Un comparatif des marques étudiées avant de choisir ? Pas vraiment comparé... Je voulais une Vespa. Ou rien.  Vaguement regardé ce qui se faisait chez Mondial City, lorgné sur une vitrine avenue de la Grande Armée. Pour finalement suivre les conseils avisés de mon ami Super M (lequel se reconnaîtra sous ce doux sobriquet impossible à vous expliquer). Direction Levallois et la grange à scooters. Pas vraiment près de chez moi mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Et puis après tout, si on me l'a recommandé...

Pas de Vespa en stock dans la couleur de mon choix lors de mon passage mais livraison prévue la semaine suivante. Vendu ! Démarre alors le long temps de l'attente... Période ponctuée de doutes et d'espoirs au cours de laquelle on imagine le soir avoir le lendemain chez soi l'objet de ses désirs. Forcément plus longue que ce qui était prévu. Puisque le noir destrier se sera octroyé un délai supplémentaire avant de faire connaissance avec sa propriétaire... L'animal ! Au grand dam de cette dernière. Moi, si vous avez suivi.

Bref, de l'acte d'achat à la prise en main de la bête (110 kilos tout de même...), il se sera écoulé 10 interminables journées. Mises à profit pour essayer moult fois mon casque et m'entraîner à le trimbaler (histoire de ne pas le tenir comme on promène son chien).

Quelque temps et explications avisées (du vendeur + d'un client) plus tard, je me lance donc sur la chaussée. Forte des conseils prodigués. Grave flippée de pas savoir conduire. Sereine. Limite paniquée. On se calme, on respire, on cherche le panneau "Paris", on regarde devant, on regarde derrière (enfin on essaie vu qu'on voit pas grand chose dans les rétros, plus décoratifs que fonctionnels), on se demande pourquoi on a voulu un scooter et surtout comment on a pu en acheter un sans en avoir jamais essayé aucun autrement qu'en passagère, on a l'impression d'être à poil au milieu de tous ces trucs à moteurs, et puis on s'enhardit, on envoie un peu les gaz, la machine répond vite et file sur le boulevard, pas facile à manier mais déjà moins étrangère.

Laborieuse entrée dans le parking qui abritera Mademoiselle... Difficile en effet de trouver la synchronisation idéale des différentes étapes : j'ouvre la boîte à gants, je sors les clés, je mets la chose bruyante sur sa béquille, j'ouvre la porte, je remets les clés dans la boîte à gants, je passe avec la chose sans la renverser, je referme la porte, je vais vers ma place, c'est plus ma place elle a changé ma coloc' deux roues m'a pas informée, je vais vers ma nouvelle place, je retiens la machine dans la pente pour pas me manger le mur, je la range à sa place, je coupe le moteur, je bloque le guidon, j'ouvre le coffre, je récupère mon sac, je referme le coffre, je reprends mes clés dans la boîte à gants, je remonte la pente à pieds, j'ouvre la porte, je sors, je referme la porte, je rentre chez moi, je regarde la météo ils annoncent de la flotte, j'ai pas d'équipement de pluie, c'est pas grave, je prendrai le métro, ça va me permettre de me reposer, je suis fatiguée avec tout ça, moi...

Il est pas beau mon cochon ?

Glorp_le_cochonQuand j'ai vu ça chez Frogita, forcément, je suis allée y faire un tour. Quelques instants de détente créative doublés d'une fine analyse psychologique, pensez-vous, ça ne se rate pas... Bref, je vous passe le résultat du test mais ne résiste pas au bonheur de vous présenter Glorp le cochon. J'ai longtemps hésité, souhaitant le préserver des regards inquisiteurs, lui permettre de grandir ailleurs que sous les feux des projecteurs. Et puis j'ai réfléchi. Et décidé de vous offrir un peu de ce bonheur. Quant à son nom, ne riez pas, il est de moi. Glop, Pas glop, ça vous dit quelque chose ? Allez, un petit effort... Mais si, vous savez, ce magazine qu'on n'achète jamais mais qu'on lit parfois, entre autres chez le coiffeur. Voilà. C'est ça. Et bien maintenant, au pays des cochons psychanalyseurs, il y aura Glorp et Pas glorp.

Comment ça faut qu'je dorme ?

Simple life

Dsc09380_3Et une portion individuelle à la poubelle, une... La première eut son heure de gloire un jour de canicule, la seconde attendait patiemment son tour au fond du réfrigérateur. Trop sagement sans doute puisque je l'y ai oubliée. Miss Tropicana Alvalle aura quitté son Espagne natale pour finir seule dans un container vert, sans être passée par la case palais. Triste vie...