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Monday evening

Greys_anatomy

McdoBon ben voilà, ce qui devait arriver arriva : j'ai pas trop d'idées de trucs passionnants à vous faire partager en ce moment... Paris s'est progressivement vidé de ses habitants et les soirées s'étirent lentement. Week-end angevin, grosse journée boulot today, sortie trop tard pour passer par la case supermarché, approvisionnement en Cheeseburger(s), Chicken McNuggets, frites et Sundae caramel au Mc Do du coin (oui, je sais, c'est pas bien, c'est plein de mauvaises calories, c'est pas de la vraie nourriture, faut manger dix fruits et légumes par jour et c'est pas comme ça que je vais y arriver vu qu'en fait de légumes dans tout ça y'a qu'un malheureux cornichon limite synthétique et qu'en plus pas de bol y'en avait même pas... m'enfin...), retour maison, allumage du récepteur, matage de série débile de l'été (j'avoue l'inavouable, je regarde "Le Maître du Zodiaque", avec l'inénarrable Francis Huster dans le rôle du gros dur, rengainant d'un coup sec son revolver dans son étui-ceinture, mains gantées de blanc, puis assénant des belles phrases à sa bien-aimée à grand renfort de mimiques énigmatiques avant de s'écrouler, touché par la balle que cette dernière, programmée par le Maître pour tuer celui qu'elle aime, vient de lui tirer en pleine poitrine, à mourir de rire... la suite au prochain -et dernier- épisode, dont les quelques images teasing permettent de penser que ce chef d'oeuvre aura une fin ébouriffante à souhait...), de la grande télévision... Et je vous raconte tout ça en plus...

Allez, un cadeau bonus pour vous remercier d'être restés : Grey's Anatomy, nouvellement débarqué sur nos écrans. Remarquez, ça au moins, j'aime bien. Limite je suis fan... Bon, faut que j'vous laisse, j'ai rencard avec le Docteur Sheperd, moi... ;-)

Canicule

SoleilVient de l'italien canicula, "petite chienne", appliqué à l'étoile Sirius. Epoque de grande chaleur (l'étoile Sirius ou Canicule se lève et se couche avec le soleil du 22 juillet au 22 août). Par extension, grande chaleur de l'atmosphère.

C'est pas moi qui l'ai dit, c'est Robert. Le petit. Vous savez, la référence de la langue française...

En clair, 35 degrés de moiteur, de bitume, de torpeur. Je rêve d'un courant d'air frais, d'une averse infernale qui balaierait ces degrés excédentaires. De l'automne et des moments en terrasse où l'on remet un pull quand on a un instant frissonné. Le ciel est lourd, les bruits sont sourds, Paris s'endort sous une chape tropicale.

Vous reprendrez bien un petit verre de Chardonnay ?

Canicule20small

Fable du jour

"Le danseur de corde et le balancier" Dsc08756Dsc08757Dsc08758 Dsc08759_2

Certes quelque peu désuet et moralisateur...  Mais pas non plus ahurissant.
Bon, ok, demain, je vous parle de la dernière marque de lessive écolo que j'ai dénichée, histoire de détendre l'atmosphère ;-)

Nice shoes

Dsc08587Il est des boutiques dans lesquelles on trouve une ambiance et pas simplement des choses à vendre. Difficile toutefois quand elles sont dites branchées de ne pas verser dans le snobisme puant. Nombre de vendeuses présentes dans ces endroits "hype" se distinguant plus par leur capacité à refroidir le client avec force moues dédaigneuses et réponses négatives et alanguies que par leur sens de l'accueil et de la communication. Alors qu'il suffit d'un moment de connivence pour que les cartes bleues s'affolent, ces petites choses sortant plus volontiers du sac de leur propriétaire quand cette dernière (notez l'usage du genre féminin) se sent en confiance et appréciée. Que ce soit vrai ou faux d'ailleurs, l'important c'est que l'on y croie sur le moment...

La boutique de la créatrice Karine Arabian, découverte il y a peu à la faveur d'une pause girly, fait partie de ces endroits agréablement trendy sans être pour autant stressants.

Escarpins, sacs et bambous cohabitent en vitrine. Dsc08586
Fauteuils à fleurs et miroirs travaillés à l'intérieur. Dsc08583_1

Dsc08584De prime abord je n'étais pas sûre que ce style de chaussures me corresponde. Original, alambiqué parfois, cambré, perché. Très joli à regarder mais difficile à envisager, du moins en ce qui me concerne.

Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis...

Ces sandales sont pour moi ! Dsc08585 Pas repérées au départ dans la boutique puisque je concentrais mon attention sur les ballerines, allez savoir pourquoi. Vues aux pieds de ma copine de shopping du jour qui finalement se décida pour un modèle fluo nettement moins consensuel et une paire d'escarpins dont la hauteur de talon suffit à me donner le vertige...

Essayées. Dsc08655Adoptées. Accomplissant la prouesse d'être à la fois confortables et sexy. Du bonheur.

Et pour finir en beauté, la bonne nouvelle, c'est que la marque Karine Arabian sera présente chez Sarenza cet hiver ! Elle est pas belle la vie ?

Friday lunchtime

DemetsGrenouille400_1Chez DeMets, champion des grands boulevards en matière de fooding féminin CSP++. Quelques hommes aussi parfois s’y aventurent pour se rassasier, métrosexuels accomplis ou mâles lambda entraînés par des collègues soucieuses de leur ligne et donc attentives à leur alimentation… (oui, je caricature, un peu, j’avoue…)

Sandwiches plutôt inventifs mais n’ayant jusque-là pas réussi à me tenter, salade de quinoa à la mangue décorée de feuilles de mâche, œufs mollets négligemment posés sur ratatouille allégée, micro-tortilla et ses poivrons confits, échine de porc braisée et sa purée de carottes au gingembre pour ceux que le fait de manger chaud quand il fait 35 degrés à l’ombre n’effraie pas. Desserts savamment étudiés, allant des fraises accommodées de chantilly light parfumée au thym à la panacotta café nappée de coulis de fruits. De la passion s’il vous plaît.

Cuisine apparente, déco minimaliste, bougie Ditptyque aux senteurs de mousse l’hiver, mini tables en alu sur le trottoir au printemps et en été. Macadam brûlant.

Conversations saoulantes à l’étage aujourd’hui. Deux étudiantes en goguette vacances commentant avec force éructations les évènements marquants de l’année écoulée, si fières de leur nouvelle expérience qu’elles en font profiter leurs voisins à coups d’exclamations intempestives. Trois collègues de travail en pleine discussion professionnelle. Ou plutôt deux Homo erectus écrasés de chaleur et de mots, puisque le troisième participant est une participante, laquelle leur explique par le menu les déclinaisons des feuilles de style et leur complexité. La table qui les sépare ne leur permet pas de voir la position inférieure de la demoiselle, laquelle est fort élégamment assise cuisses écartées, telle la grenouille prête à sauter. Oups, j’ai dérapé. Veuillez excusez ces écarts de langage sans nul doute dus à la moiteur tropicale dans laquelle baigne notre capitale…

"On ne regarde plus les étoiles mais les écrans."

Dsc08713La phrase n'est pas de moi mais de Paul Virilio. Issue d'un entretien accordé au journal Le Monde de l'éducation en 2000, elle se révèle être la transition idéale entre mon précédent billet, témoignage d'un laborieux retour en blogosphère (le sens de l'écriture se perdant vite quand on ne la pratique pas, si peu de temps que ce soit...) et celui qui s'amorce ici, en plus de n'avoir 6 ans plus tard rien perdu de son acuité.

Comment diable me suis-je retrouvée à citer Paul Virilio dont je n'avais jamais entendu parler il y a encore une heure ?

En me remémorant mon dernier voyage en train.

Paris-Rouen, 130 kilomètres et des poussières. Un voisin malotru qui a brutalement tiré le rideau rêche et plissé afin de se protéger du soleil et d'y caler sa tête, pas dégoûté pour deux sous par l'idée que des milliards d'acariens de toutes origines y trouvaient un refuge idéal pour se nicher. Et pas plus préocccupé par le fait que son confort personnel me privait de toute vue sur l'extérieur.

Courageuse mais pas téméraire, j'ai marmonné à mon autre voisin, latéral celui-là, que la liberté des uns s'arrêtait où commencait celle des autres. Pas très utile, certes, puisque le pauvre n'y pouvait rien. Mais un chouïa libératoire.

Je me suis alors souvenue du fameux slogan "Le progrès ne vaut que s'il est partagé par tous." Utilisé un temps par la nationale compagnie ferroviaire. Ce qui m'a permis de poursuivre ma grogne intérieure, maugréant en silence contre cet empêcheur de voir au dehors qui profitait du progrès que constituent les rideaux sans pour autant partager la vision qu'il pouvait avoir du paysage.

Un slogan en chassant un autre, "Prenez le temps d'aller vite" a naturellement succédé au premier dans mon esprit.

Quelques recherches Google plus tard, je découvrais la parenthèse philosophique de Catherine Paulin. Selon laquelle "cet éloge de la lenteur à aller vite n’est peut-être pas sans rappeler la critique de la vitesse de Paul Virilio ou de Carl Honoré ou alors le jeu logique affirmant : plus on pédale moins vite, moins on avance plus vite."

La boucle était bouclée.

Photo de train casée, culture améliorée, débat presque lancé.

Grâce à la vitesse internautique. Celle-là même que Paul Virilio critique. Avec pertinence.

Epatant non ?

Regardez bien

Dsc08779Vous voyez quoi ?
Rien ?
Mais si, ce petit point, vers la droite, presque dans le coin.
Faites un effort, c'est une étoile...
Pas filante, certes. Dommage, j'avais un voeu tout prêt ;-)
Regardez encore, fixez la, ne cillez pas.
Elle veille sur moi, elle veille sur vous.

"Il est grand temps de rallumer les étoiles."
Guillaume Apollinaire

A défaut de téléscope, la même, un peu plus proche, juste en dessous...

Copie_de_dsc08779

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Pour une durée indéterminée...