3615 ma vie

Minitel2On se laisse vite aller à ne rien faire, non ? Tenez, là, au moment où je vous parle, il est 10h45 et je suis en peignoir. Tout juste prête à attaquer un muffin. Alors que j'ai douze mille choses plus excitantes les unes que les autres dans ma "to do list" : acheter des yaourts, passer à la mairie, récupérer des résultats d'analyses, déposer une robe au pressing, des chèques à la banque, du courrier à la poste, bref, du lourd. Du très lourd. Si lourd que chaque jour je remets au lendemain matin ces folles activités. Inutile de vous dire qu'à ce rythme là on n'est pas prêts de manger un gâteau, d'obtenir les documents demandés et de connaître les résultats attendus. Quant à récupérer une robe propre et des sous sur mon compte, les relances consécutives aux lettres non envoyées devraient arriver plus rapidement...

Bon, c'est pas tout, mais j'ai un thé froid qui m'attend, moi.

Coming soon : la suite de mes aventures de ménagère de moins de 50 ans, accrochez-vous, ça risque d'être passionnant... ;-)

No comment...

Plombier_colorierEtat_de_la_colonneMais quel est donc cet amas grossier et informe de plâtre (et/ou de ciment ?).

Et bien figurez-vous qu'il ne s'agit de rien d'autre que du travail d'orfèvre effectué par une entreprise de plomberie dans ma salle de bains. Je suis d'accord avec vous, il faut le voir pour le croire...

Leur devis était plus attrayant que celui des autres sociétés ayant été consultées par mon bien-aimé syndic, est-ce la raison pour laquelle je me retrouve avec un tel résultat ou la faute à pas de chance ?

J’avais une colonne d’évacuation des eaux dont l’aspect était parfaitement normal, hormis un léger problème de jointure non étanche. Lequel était tout de même en attente de résolution depuis près de deux ans, les mots rapidité et copropriété étant rarement associés.

Me voilà aujourd'hui avec une sorte de concrétion calcaire, peu ordinaire en milieu urbain.

Outre le fait que je doute fortement de la pérennité de ce « travail de comblement », je ne souhaite bien évidemment pas qu’il reste en l’état. Et il n’est pas question que je paie un coffrage ou le rattrapage de cette œuvre d’art.

Mon chauffe-eau a qui plus est été abimé lors de l’intervention et présente des traces de coups alors qu’il était neuf. Lorsque j’ai signalé ce point à l’entreprise, il m’a été répondu que cela pouvait arriver, que le changement de la colonne avait été difficile (quand on vous dit que plombier, c'est un métier...) et que cela n’était pas grave car ne touchant pas l’intérieur du chauffe-eau ! Ben voyons. En lettres clignotantes sur mon front, le mot pigeon...

Je ne m’étendrai pas sur le fait que les travaux ont duré trois jours au lieu des 6 heures initialement prévues et nécessité plus de 5 appels de ma part à la société, manifestement incapable de gérer les choses correctement en dépit de la bonne volonté du malheureux plombier s’étant improvisé plâtrier.

Mes préoccupations actuelles sont donc : comment faire pour réparer ces dégâts et faire en sorte que cette partie de ma salle de bains soit de nouveau rapidement présentable ? Qui gère la remise en peinture de la pièce et la fissure du couloir consécutive au défaut d’étanchéité de la colonne ? Autant de questions à ce jour sans réponses que je me devais de vous faire partager.Si vous avez une idée, welcome!

J'ai fait suivre les photos du crime à l'incompétent notoire au responsable du syndic qui gère mon immeuble et attends avec impatience sa proposition, si tant est qu'il soit capable de m'en fournir une.

Je ne manquerai bien évidemment pas de vous tenir informés de la suite de cette passionnante saga... ;-)

NB : plombier à colorier trouvé sur le site Educol.net,  lequel est au plus près de l'actualité et a ainsi ajouté à sa collection de personnalités deux américains dénommés Barack Obama et John McCain (beurk)...

Acte manqué

SucreComme le dit si bien l'encyclopédie santé Vulgaris-médical (laquelle m'a paru fournir la définition la plus claire en l'absence de mon ami Robert), "L'acte manqué est un acte traduisant un désir inconscient, refoulé. C’est en quelque sorte la révélation involontaire de ce que le sujet ne peut pas exprimer consciemment. L'acte manqué le plus connu du grand public est par exemple le fait d'oublier quelque chose, en allant dîner au restaurant, sur la table. Cela pourrait traduire le désir inconscient de rester dans ce lieu ou bien d'autres choses encore (surtout si l'on se trouvait dans ces lieux avec une personne désirée, et que l'on s'en aille avant elle). Perdre ses clés, oublier de se rendre un rendez-vous peuvent être considéré comme un acte manqué."

Mais pourquoi donc tout ce baratin ? Quel intérêt à cette laborieuse explication d'expression ?

Et bien figurez-vous que je viens d'en commettre un magnifique.

Je vous explique.

Depuis quelque temps je me pique. Rassurez-vous, point d'héroïne ou autre substance toxique. Du nettement plus rébarbatif. De l'auto-surveillance glycémique. Puisque en plus de ne pas être immunisée contre la toxoplasmose et donc privée de sushis et tartares mais pas de vinaigre pour laver tout ce qui ressemble de près ou de loin à une crudité,  j'ai la joie de faire partie des moins de 5% des femmes concernées par le diabète gestationnel (épatant cet effet de manches pour vous annoncer l'arrivée de Junior en janvier, non ?).

Le diabète gestationnel, en langage clair, c'est le fait que mon crétin de pancréas se la coule douce depuis quelques semaines et ne fournisse pas assez d'insuline pour éliminer le sucre. Je vous passe les différentes conséquences possibles, sans intérêt majeur pour le commun des mortels et ne vous transmettrai que la principale, à savoir le risque d'avoir d'avoir un bébé plus gros que la moyenne, perspective me réjouissant très moyennement comme vous le comprendrez sans doute.

Cet inopportun diabète fut repéré à la faveur d'une analyse au cours de laquelle j'eus le bonheur de boire d'un coup d'un seul 75g de glucose et d'attendre ensuite 2 heures dans un couloir avant que l'on ne me prélève le fatidique échantillon sanguin qui allait sonner le glas de ma vie de gourmande.

Rien d'ahurissant dans mes résultats, juste au dessus du seuil. Pas loin de la barrière, mais du mauvais côté. Pas de chance Marie-France...

Quelques jours plus tard, exécution de la sentence, convocation en hôpital de jour pour une "journée d'éducation". Quatre femmes à gros ventre consignées dans une pièce aveugle, un jeu de questions/réponses avec bristols en couleur à scratcher sur un dépliant géant (le côté pédagogique de la chose...), un entretien avec une diététicienne levant les yeux au ciel lorsque l'on prononce le mot confiture, un autre avec une diabétologue assistée d'une étudiante à moustache, une pesée règlementaire, un repas gastronomique gracieusement offert par la maison (poisson tiède, courgettes froides et riz nature), une ordonnance pour l'appareil d'auto-surveillance qui ne me quittera plus et la démo qui va avec, sur un ton doctoral évidemment, tout ce que j'aime...

Depuis ce merveilleux lundi consciencieusement je me pique. Le bout des doigts. 4 fois par jour. Après les repas sans glucides rapides et entre les collations insipides (obligatoires...). Je surveille ce foutu taux de sucre et prie lors du compte à rebours qui s'affiche sur la micro-machine pour qu'il ne dépasse pas 1.20 g/l, maximum autorisé. Et note à contre-coeur les mauvais chiffres lorsqu'ils sont affichés.

Sauf aujourd'hui... Puisque j'ai oublié mon autopiqueur (oui, ça s'appelle comme ça, c'est sexy, hein ?). Et ne peux donc m'acquitter de mes vérifications quotidiennes. C'est dommage, non ?

Nul besoin de chercher longtemps les raisons enfouies de cet acte manqué. Le désir d'envoyer promener les intervenants croisés et leurs consignes, ne serait-ce qu'un moment, me semble très conscient... Et proportionnel à mon incapacité à réagir lorsque la charmante diabétologue consultant mon suivi s'est contentée d'entourer les deux mauvais résultats de la quinzaine et d'en conclure dans son dictaphone que je commettais des erreurs diététiques sans prêter la moindre attention à mes questions. Avant de m'expédier dehors en un temps record.

Ce 28 octobre sera donc une journée off. Les cases de mon carnet d'auto-surveillance resteront vierges. A moins que je n'y ajoute un smiley... ;-)

Plus kitsch tu meurs...

Une fois n'est pas coutume, vous aurez droit ici à une illustration du meilleur acabit. Trouvée via Google images et le mot "mardi", elle résume assez bien mon état d'esprit en ce début de semaine. Puisque force est de constater que j'ai un mal de chien à bosser (mortelle la blague, non ? balèze la gonzesse... que dalle ici pendant 4 mois et là, paf le chien et l'humour qui va bien... allez, j'assume ! et même pire, ça me fait plaisir !)

Et que donc, pour finir avec mon idée, je musarde à droite à gauche pour éviter de travailler... Je sais, c'est mal. En même temps, je ne dois pas être la seule. Allez, soyez tranquilles, je suis bonne âme et ne vous dénoncerai pas.

NB : extrait de son contexte original et posé en bas de note, le texte encadrant le bestiau perd son effet clignotant pailleté. La buse en technique que je suis est bien incapable de vous le restituer mais la bonne nouvelle, c'est que si vous cliquez dessus, l'image devrait s'afficher dans une nouvelle fenêtre et s'animer ! Je sais, c'est mortel, ne me remerciez pas, je n'y suis pour rien. ;-)

Mardi

C'est vrai ça...

Qu'il faudrait que je m'y remette...

J'avais préparé à la mi-été une note sobrement intitulée : "31 juillet, plus d'un mois sans billet".

Expliquant par le menu qu'il ne devait selon toute vraisemblance plus passer ici que quelques égarés.

Constatant la faible production semestrielle : 21 notes de janvier à juillet. D'une longueur très inégale puisque variant d'une ligne + lien à plus de cinquante lorsque le sujet (culinaire) me titillait davantage.

Ainsi que la décroissance régulière : 10 notes de février à juillet, 2 en mars, 3 en avril, 3 en mai, une en juin et depuis, plus rien. Silence radio, blog au repos.

Time to wake up on dirait... ou d'abandonner ce sport national qu'est le blogging. Sinon définitivement du moins temporairement. OK, ça c'est déjà fait.

Disons de trouver un second souffle alors. Celui qui me manquait en début d'année et m'a peu à peu fait espacer les publications et me détacher de la blogosphère (oui, il est possible d'échapper à la force gravitationnelle de cette curieuse planète !).

Affaire à suivre...

Une petite flemme ?

Justifiant de près d'un mois de totale inactivité en ces riantes contrées blogueuses ?

Si c'est pas malheureux tout ça...

Allez zou, éteins tout de suite cet ordinateur, toi l'internaute aux prunelles fatiguées, sors de chez toi , il fait un temps de rêve, tu seras mieux dehors !

NB : si tu es au bureau, je te rappelle qu'à la base tu es payé pour bosser... (un peu comme moi là tout de suite...)

NB2 : s'il fait déjà nuit au moment où tu lis ces phrases, tu as le choix : sortir ou dormir, c'est toi qui vois ;-)

Vendredi, pluie sur Paris...

Parapluie_prigotBesoin d'un parapluie ?

Modèle présenté : noir, léger, pliable, vendu 23 euros chez Périgot.

Opération "déjeuner en terrasse", direction Le Chalet des Iles !

Le_chalet_des_les_la_carteLe_chalet_des_les_vue_depuis_la_rivEnvie de déjeuner dehors sans pour autant vous encombrer d'un pique-nique et vous salir les fesses sur une pelouse moult fois piétinée et au demeurant plus qu'inconfortable en plus d'être assiégée ? Pas fan de la couverture écossaise doublée plastique (laquelle évite pourtant de salir son fond de culotte sur un gazon humide...) ? Non pro de la glacière et du sandwich maison mais amateur de plein air et de repas à la fraîche ?

Entrez dans le Bois (de Boulogne), prenez la direction du lac intérieur, visez le voiturier, lâchez vos clés et rejoignez l'embarcadère ! Quelques instants plus tard, débarquez sur l'autre rive, installez-vous sous un parasol fort approprié, commandez une coupe de champagne et détendez-vous en prenant connaissance de la carte. Il va de soi que vous n'aurez pas omis de réserver, le lieu est courant et l'affluence conséquente sinon record.

L'historique de l'endroit résumé sur le site du Chalet indique au profane que la bicoque suisse fut offerte à l'impératrice Eugénie par Napoléon III. En 1880 si j'ai bien suivi. Intégralement démontée pour l'occasion, elle fut alors installée à son emplacement actuel. Le kiosque construit sur le lac inférieur en fit un café littéraire en 1910. Une reconstruction en 1930 suite à un incendie et hop, un bond dans l'espace temps, nous sommes en 2001 et Raphaël de Montrémy, lequel serait connu pour ses autres réalisations (mes humbles excuses au Monsieur que je ne connais point et dont j'ai recopié la bio), Le Petit Poucet, Le River Café et La Guinguette de Neuilly donc, reprend l'affaire en mains. Me restent à ce jour deux de ses quatre lieux de ripaille à explorer puisque je n'ai testé ni le Petit Poucet ni le River Café.

De 1930 à 2001, point d'informations trouvées sur cette bucolique destination. Mais le boulonnais de souche avec lequel nous avons partagé ce déjeuner nous a confié que l'endroit n'était durant la 2ème guerre rien de moins qu'un bordel exclusivement réservé aux officiers allemands...

Les années ont passé et les temps heureusement changé mais les lieux n'ont rien perdu du charme qu'ils devaient déjà avoir du temps de l'empereur.

Du côté des réjouissances culinaires, laissez-vous tenter par une volaille panée aux céréales et bananes plantain, laquelle vous sustentera on ne peut plus honorablement. Le_chalet_des_les_volaille_pane_auxLe_chalet_des_les_gambas_au_lait_deA moins que vous n'optiez pour une assiette de gambas au lait de coco et curry ou une plus traditionnelle cocotte de veau et ses jeunes poireaux. Rien de révolutionnaire mais les recettes sont maîtrisées et leur dégustation permet de combiner détente et plaisir. Un bémol toutefois sur mon choix sucré qui s'est révélé un chouïa décevant. La crème au citron de la tarte manquait d'acidité mais pas de gélatine et le feuilletage de base aurait aussi gagné à être moins compact. L'ensemble fut heureusement sauvé par un sorbet basilic des plus rafraichissants et un carré de guimauve délicatement parfumé au thym (oui, moi aussi parfois je me prends pour un critique gastronomique et oui, sur la photo j'avais allègrement entamé mon dessert...). Le_chalet_des_les_tarte_citronbasil

A noter car suffisamment rare hélas pour être souligné, un service particulièrement souriant et attentif doublé d'un timing impeccable !

Bref, une bonne adresse à tester pour les beaux jours !

Lac inférieur du Bois de Boulogne
Porte de la Muette
75016 Paris
Tél : 01 42 88 04 69
Fax : 01 42 88 84 09
Réservation en ligne

Les temps changent...

GrenouilleGrenouille_mocheJ'avais découvert il a quelque temps une adorable batracienne. Nul n'ayant songé à exaucer mon voeu de l'époque, je n'ai point accueilli la mignonne en mon humble logis. Sans avoir pour autant totalement abandonné l'idée.

Quelle ne fut ma surprise de découvrir aujourd'hui à quel point elle avait enlaidi ! La belle a perdu sa couronne et gagné quelques kilos en même temps qu'un air béat nettement moins intéressant que son courroux initial. Et là je dis dommage... Encore plus dommage, les autres liens sont morts, mes sélections hivernales étaient donc éphèmères...

Ma reconnaissance éternelle à celui qui me trouve le premier modèle...

Pour le 1er mai, offrez du muguet !

Bouquet_de_muguetDe l'art de faire une non-note sur un sujet d'actualité ;-)

Enfin, ça, c'était ma première idée... Coller une photo de muguet en lieu et place du texte, mitonner un titre raccoleur et cliquer sur "publier", en parfaite feignasse que je suis.

Et puis...

Et puis j'ai eu honte de vous laisser ainsi sans plus de commentaires avec un bouquet sur les bras. Alors m'est venue d'un coup d'un seul l'idée sublime d'un simili poème tout entier empli de bonnes intentions. Une sorte d'ode au 1er mai, un hymne à la vie et à l'amour, une envolée puissamment lyrique, bref, une oeuvre majeure qui marquera son temps... Eh ouais. C'est parti mon kiki !

A tous, du bonheur !
Avec ou sans brins odorants.
Parce que ça y'est, c'est vraiment le printemps !
Qu'il fait beau et qu'enfin on peut prendre le temps...

C'est là, maintenant, à l'instant ou ces vers aériens s'élancent et promettent moult ... (ben, moult riens en fait...) que ça dérape :

De flâner en robe légère.

Au delà de la force de la phrase en tant que telle, notez le potentiel érotique de la description vestimentaire. En même temps, j'aurais pu faire pire et noter "nue sous une robe légère"...

De crâner en terrasse planquée derrière ses lunettes.

Pardon ? Y'a eu double décrochage, là, non ? C'est moins poétique que le début du sonnet le coup de la planque en terrasse, vous aussi vous trouvez ? Vous savez quoi ? Je suis d'accord !!!

Cerise sur le gâteau. Pompon sur le bonnet. The fin qui va bien :

De sortir sans craindre les giboulées.

La classe.

Bon, allez hop on arrête les frais ! Tout de suite ! Liquidez-moi ces mots ordinaires ! Balancez-les !

Un seul objectif d'ici la fin de la semaine : pro-fi-ter ! (du temps, hein, et puis du reste aussi, soyons fous !)

Le premier qui dit que j'ai pété les plombs il a pas raison. Juste une petite évacuation de pression, salutaire en milieu professionnel et urbain.